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Freeganisme, on vous dit tout !

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Cette philosophie est basée sur des considérations éthiques (en finir avec la maltraitance animale et le gaspillage alimentaire, lutter contre la pollution de l’environnement…) et non économiques, bien que de plus en plus d’adeptes de cette philosophie trouvent ainsi une solution efficace pour pallier à la crise. Ce mouvement n’est pas sans lien avec la philosophie anarchiste, et est plus proche du concept de décroissance durable que de celui de développement durable (qui cherche à concilier l’environnement à l’économie et à la société). J’ai le bonheur de me lever chaque matin le sourire aux lèvres, en sachant que je vais savourer chaque seconde de ma journée, lentement, simplement, et en sachant que je ne laisserai pas derrière moi un monde pire qu’il ne l’était lorsque je suis née.

Je ne connaissais pas le terme anglais, mais bien le concept, une des familles non-sco de notre secteur le pratique et les goûter qu’elle apporte sont directement liés à ces découvertes les jours précédents. Plus globalement, les « freegans » s’opposent au fonctionnement actuel de notre société, rejetant la consommation de masse, le matérialisme, le gaspillage… et prônant pour la plupart la générosité, le partage, la solidarité et la liberté. Ce serait dommage de gâcher tout ça, qui plus est d’aller dépenser des fortunes pour avoir la même chose…
Pour éviter de perdre votre temps et votre énergie, renseignez-vous sur les jours de collecte de votre ville, et entrez en contact avec des personnes qui pourront vous conseiller les meilleurs coins, et vous donner leurs petites astuces . Vous pouvez aussi vous adresser directement aux commerçants, il n’est pas rare de pouvoir récupérer des invendus de leur part, avec un joli sourire et quelques bases de politesse, ça aide 😉.

Quand mes légumes ne sont plus beaux, hop en soupe, mes fruits en sauce, jus ou smoothie et tous mes « déchets » type pelures passent dans mon compost pour le bonheur de mon jardin.

– Les marchés eux sont l’occasion de récupérer de nombreux fruits et légumes de saison, généralement un peu trop mûrs ou n’étant pas très « beaux », mais toutefois totalement consommables. Essayez de comprendre que grâce à cela, je pourrai continuer de regarder en face, ces mamans de familles nombreuses qui se tuent à la tâche pour nourrir leurs enfants, un peu partout à travers la planète, mais qui me couvrent de bons petits plats lorsqu’elles me trouvent sur le pas de leurs portes.
Selon le gouvernement, en 2012, chaque citoyen français jetait 20 kg d’aliments par an à la poubelle : 7 kg d’aliments encore emballés et 13 kg de restes de repas, de fruits et légumes abîmés et non consommés . Bonsoir à tous,
si vous avez le temps de faire vide greniers et brocantes, on trouve des tas de choses utiles à récupérer, aussi bien des livres non ré édités, que des objets de qualité qui méritent une seconde vie et coûtent bien moins chers que des pouilleries en plastiques.

Un concept tout nouveau tout beau, le freegan, a fait son apparition et rallie de plus en plus d’enthousiastes supporters. Derrière ce mot un peu barbare se cache une véritable révolution de société.

De ce fait ils essayent de vivre en dehors du système classique : squatter ou vivre dans un camion/une yourte plutôt que de payer un loyer ou un crédit, faire fonctionner au maximum la solidarité et l’entraide, et éviter autant que possible de travailler, au sens rémunéré du terme. Tu as tout à fait raison ATHENE l’important est que la vérité circule même si c’est au milieu de l’intox mais ce que je veux dire c’est que personnellement, au milieu de ma petite campagne, ça paraît tellement décalé et stressant que je me demande parfois si il faut absolument savoir tout ce qu’il se passe sur la planète… a quoi bon savoir si nous ne pouvons pas agir… sommes-nous faits pour recevoir tant de négativité à la fois et chaque jour….

Enfin, la philosophie freegan va bien au-delà du simple glanage, puisque le mouvement développe avec le temps des activités plus étendues, comme l’ouverture de magasins gratuits, des actions vertes comme la vélorution (parmi tant d’autres) ou sociales (relatives au logement…), et se structure peu à peu en collectifs, comme Food not bombs par exemple. « Généralement, j’attends le soir, quand il fait nuit et juste avant que les camions poubelles ne passent, pour être sûre que personne ne serait venu récupérer ce que je prends, m’explique Lucie. En effet, les poubelles (notamment des commerces) regorgent de produits tout à fait consommables : pain de la veille ou du jour, fruits et légumes « moches » ou à peine abîmés, aliments approchant la date de péremption (d’ailleurs totalement indicative puisque la plupart des produits sont consommables bien au delà des dates indiquées)… Aussi de nombreux particuliers, surtout dans les grandes villes, se débarrassent de leurs meubles encore en bon état aux encombrants, des vêtements qu’ils ne portent plus et j’en passe.
Les yaourt et produit laitier plus liquide passé de plus de 5 jours passe dans mes wc pour soigner et remplir ma fosse septique de bonne bactérie plutôt que d’acheter des produits polluants qui finiront dans notre eau plus tard. 🙂 c’est un courant de pensée, un mouvement, il ne s’agit pas du tout d’une sphère privée mais bien d’un mode de consommation que n’importe qui peut adopter (on peut le comparer au végétarisme par exemple).

vous eriez étonnés de voir l’argenterie véritable que l’on peut dénicher, et ceci n’est pas une reflexion gratuite mais l’usage de l’argent pour manger est utile car il favorise l’immunité naturelle. Quiconque n’a jamais fouillé la poubelle d’un commerce est loin d’imaginer la quantité incroyable de pertes générées et le nombre de produits encore largement consommables qui sont jetés.
Il existe des vidéos très sympas comme « la ronce et l’ortie » pour s’initier à la cueillette,  aujourd’hui le net a quand même la vertu de nous faire partager des sites utiles sur la nature. Ils y trouvent une bonne partie de leur alimentation, mais aussi des meubles, des appareils électro-ménagers, des vêtements, tout ce qui est encore en état correct et qui peut servir à assurer un certain confort.
Si je prends ce coming out vers les « parents » au pied de la lettre, j’espère que les tiens ont réussi à comprendre qu’ils n’ont pas échoué dans leur éducation, au contraire . 🙂 (pour info, j’ai pu récupérer des chaises, une malle en bois, un panier pour chien, plusieurs paniers en osier, un tabouret, un fer à repasser, un ensemble four/plaques de cuisson, une robe que j’ai utilisée pour un déguisement, un immense vase d’ornement, des objets de décoration, et j’en passe. Et si vous imaginez tomber sur des choses en piteux état, croyez-moi, vous faites fausse route : vous n’imaginez pas le nombre de choses en parfait état que l’on peut trouver, quelles qu’elles soient .
« Le freeganisme (en anglais freeganism), ou gratuivorisme, est un mode de vie alternatif qui consiste à consommer principalement ce qui est gratuit et végan, à créer des réseaux d’entraide qui facilitent ce choix afin de dénoncer le gaspillage alimentaire et la pollution générées par les déchets, mais aussi les problèmes de transports (transport écologique), du travail (réduction du temps de travail) et du logement (réquisition citoyenne) dans la société occidentale.

– Les poubelles des particuliers contiennent bien souvent des vêtements, des objets, et parfois des aliments consommables, même si c’est un peu la loterie et que l’on y brasse aussi beaucoup de saletés . Mais j’ai le plus grand respect pour un éleveur qui prend soin de ses bêtes, leur offre des pâturages en plein air, le moins de stress possible, une nourriture saine, et ne les gave pas d’antibiotiques divers, pour ensuite proposer une viande de qualité aux locaux bien informés, qui paieront plus cher mais consommeront peut-être moins de protéines animales.

Une partie va à ma propre consommation, et le reste est partagé avec les personnes qui le souhaitent : sur les réseaux sociaux par exemple, dans mon entourage, ou tout simplement avec les autres personnes présentes à la fin du marché. En effet, pour manger à bas coût j’ai toujours privilégié les produits très bas prix dans les supermarchés, et par conséquent très souvent ce sont ceux qui ont le plus grand impact négatif sur la santé et sur l’écologie.

Au même titre, les propriétaires d’une poubelle laissée sur la voie publique ne peuvent juridiquement pas vous interdire de fouiller dedans, qu’il s’agisse de particuliers ou d’entreprises.

Ayant développé des certitudes quant aux priorités qui devraient désormais régir mes choix de vie, j’ai décidé de partager avec vous ces quelques mots sur le freeganisme, un concept qui donne aujourd’hui plus de sens à mon voyage, et plus généralement à ma vie.

Ces trouvailles peuvent-être de nature alimentaire, mais recouvrent des champs bien plus larges, comme l’électronique, l’ameublement… La participation limitée de ces gratuivores au système économique est motivée par un retour à une simplicité de vie volontaire, dans la perspective de construire un monde plus solidaire et de préserver l’environnement.

Sans nécessairement s’engager dans des actions militantes (comme les autoréductions) mais sans attendre passivement des changements politiques (comme l’attribution de l’allocation universelle), le gratuivore déclare vouloir changer sa propre façon de consommer, en réduisant son utilisation de la monnaie et en développant une créativité pratique et la solidarité, dans une logique do it yourself.

Que si cet homme, dont nous parlons, a pris, à la vérité, plus de fruits et de provisions qu’il n’en fallait pour lui seul ; mais qu’il en ait donné une partie à quelque autre personne, en sorte que cette partie ne se soit pas pourrie, mais ait été employée à l’usage ordinaire ; on doit alors le considérer comme ayant fait de tout un légitime usage.

Freeganisme & expériences sans argent

il faut peut-être prendre ses enfants le week end et au lieu d’aller engraisser les parcs à thèmes où on les formate à la surconsommation, leur apprendre la nature c’est un acte d’amour, d’éducation vraie. info, « les freegans ont fait le choix stratégique d’un mode de vie alternatif qui limite leur participation à l’économie conventionnelle et qui limite au maximum leur consommation de matières premières. Notre société a besoin d’un média qui traite des problématiques environnementales de façon objective, libre et indépendante, en restant accessible au plus grand nombre ; soutenir Reporterre est ma manière de contribuer à cette démarche. Et pour finir, pour vous prouver que je n’invente rien et qu’il est possible de récupérer des tas de choses sans dépenser un seul centime, voici des photos de quelques-unes de mes récoltes 🙂. Cette forme d’activisme où les membres souhaitent, par leurs actions, déconstruire le système capitaliste en créant un système parallèle autonome et indépendant fonctionne sur la collaboration et l’échange. Mais SDF, Roms et autres personnes dans le besoin n’apprécient pas toujours ces nouveaux venus qui leur « ôtent le pain de la bouche », et parfois être freegan signifie aussi vivre certaines tensions…
Dans cette logique anti-gaspi, les freegans militent pour les énergies renouvelables et la permaculture, économisent l’eau, utilisent les transports en commun et le vélo… Tout est bon pour réduire son impact carbone et réutiliser ce qui est « gâché ». Essayez de comprendre que grâce à cela, je pourrai continuer de regarder en face, ces mamans de familles nombreuses qui se tuent à la tâche pour nourrir leurs enfants, un peu partout à travers la planète, mais qui me couvrent de bons petits plats lorsqu’elles me trouvent sur le pas de leurs portes. Pour commencer, voici quelques articles permettant de mieux cerner ce qu’est la philosophie du mouvement freegan, ainsi que quelques conseils pour glaner dans les rues et vivre sans argent :. Ce mouvement, aujourd’hui international, met en évidence les incohérences du système économique actuel et de sa surproduction, par le biais – entre autres – de la démonstration par l’absurde. Cela consiste par exemple à récupérer des aliments encore consommables dans les poubelles des magasins de grande distribution et des restaurants, et plus généralement, à moins consommer en récupérant et réutilisant les déchets quand c’est possible, en abandonnant la voiture (à moins de covoiturage) et en adoptant des modes de transport alternatifs, en se logeant sans propriétaire, se soignant par les plantes, en travaillant moins….

Pour ceux qui aime lire, pas exactement sur le freeganisme, mais dans la même philosophie:
– PIERRE RABHI qui a écrit « la simplicité volontaire » et « la sobriété heureuse »… et d’autres; ses interventions dans des conférences sont aussi très intéressantes et enrichissantes.  » (de notre espèce sous entendu) très bien aussi, qui met le doigt sur notre incohérence et « stupidité », et bien d’autres que je n’ai pas lu encore…. Ainsi, les freegans doivent faire face à de nombreux stéréotypes, véhiculés par le système éducatif qui nous apprend depuis le plus jeune âge qu‘il est mal de récupérer dans les poubelles, alors qu’il est tout à fait naturel d’y jeter des denrées encore consommables, dans un monde où 805 millions de personnes souffrent de sous-alimentation (source : F. En attendant plus de récits de voyage sur le sujet, n’hésitez pas à jeter un œil aux articles suivants, qui vous donneront un aperçu de ce à quoi ressemble concrètement le voyage sans argent :. Il est également question d’autosuffisance écologique à travers des énergies renouvelables qu’on développe soi-même, de préservation de l’eau de pluie, de prévention des déchets et de vie dans les squats. Au début, ils donnaient les vieux pains pour les animaux puis les gens ont commencé à venir les chercher pour eux alors maintenant, ils les mettent dans les poubelles et vident de l’eau de javel dessus…
 
Vive la compassion et l’entraide.

De surcroît, il est vrai  que dans ce monde où l’on nous sature de junkfood, et de nourriture aseptisées de supermarchés, si vous trouvez le temps de réapprendre la nature, vous découvrirez qu’une ballade en extérieur (même en bord de mer) permet de ramener des aliments végétaux qui permettent de réaliser de délicieux repas. Le documentaire Les Glaneurs et la Glaneuse d’Agnès Varda présente différents glaneurs, de statuts et de motivations différentes, offrant une réflexion subtile sur les habitudes de vie, la consommation, les vies en marge, le recyclage…. Bien qu’ils profitent des failles du système en place, les freegans ont pour ambition, à terme, un changement de paradigme où les poubelles pourraient enfin remplir leur vraie mission : se remplir de détritus, et non de produits consommables. Lorsque l’on sait que de nombreux freegans redistribuent la nourriture pêchée, organisent des actions solidaires, et placent le partage au cœur de leur philosophie, cet argument ne tient plus la route bien longtemps. Faire les poubelles n’est donc pas légal partout, bien que la Cour de cassation rappelle, dans une décision de décembre 2015, que « prendre des produits périmés destinés à la destruction n’est pas du vol ».

Les commerçants ne m’ont pas donné grand chose au début, puis à force de me voir toutes les semaines je n’ai désormais plus besoin de fouiller, ils viennent directement vers moi et me proposent leurs invendus 🙂
En fouillant dans les poubelles j’ai été saisie par la quantité de choses jetées et toujours consommables… Ainsi j’ai pu ramasser plusieurs dizaines de kilos de fruits, légumes, champignons et j’en passe, en parfait état . Dans ce carton, j’étais sidérée de trouver des vêtements de luxe (chaussures Louis Vuitton et pull Zadig & Voltaire), abandonnés sur le trottoir, à quelques mètres pourtant d’un conteneur pour vêtements. Ton article est très touchant…
Cela fait plusieurs pages que je lis de ton blog et j’admire tes choix (qui ne sont pas les miens mais cela n’a aucune importance), que tu transformes en message doux, non agressif, à qui voudra bien lire jusqu’au bout, sans chercher à convaincre de légitimité ou de vérité, elles t’appartiennent et tu ne t’embarrasses pas de les défendre, juste de les vivre, de les raconter et de les assumer. Les gratuivores affirment que les besoins élémentaires humains (se loger, respirer, boire, manger, se protéger du froid et de la chaleur, se défendre contre les agressions) ne devraient pas être payants mais accessibles à tous, comme droits fondamentaux. Les freegans vont encore plus loin en réalisant que dans une économie de production de masse dirigée par le profit, les abus sur les hommes, les animaux et la planète ont lieu à tous les niveaux de productions (de l’acquisition des matières premières en passant par la production et le transport) et ceci est valable pour chaque produit que nous achetons.

Si ce mode de vie ne remet apparemment pas directement en question la surconsommation du monde occidental, puisque ses partisans vivent en récupérant ses déchets, il peut cependant être compris comme une démonstration par l’absurde de l’ampleur du gaspillage.

    On peut s’étonner d’y voir des freegans consommer de la viande, alors que freegan est normalement associé à « vegan », c’est à dire « végétarien ».

    D’après les chiffres du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, 10 millions de tonnes de déchets alimentaires sont produites chaque année, dont 2,3 Mt par la grande distribution, 6,5 Mt par les foyers, et 1,5 Mt par la restauration, dont 1,2 Mt encore consommable. Plus d’infos sur Matin Gourmand. Au début, j’ai donc choisi de m’orienter vers des associations qui distribuent gratuitement ce qu’ils ont récupéré (fins de marché, invendus des commerces etc), et j’ai été ravie de voir que toutes les personnes qui venaient aux distributions, y compris les personnes en situation très précaire, étaient dans une optique de partage et d’entre-aide. Je viens de le découvrir il y a peu de temps; je suis tombé complètement fan, malheureusement il est mort… il y a peu 🙁 Mais il a écrit de très bons livres tels que « l’équation du nénuphar » orienté sur l’éducation mais pas seulement. Tentez de pénétrer mon univers l’espace de quelques secondes, réalisant ainsi que je ne peux pas m’émouvoir devant toutes ces merveilles du monde, tout en continuant de contribuer à sa dévastation.

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